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Société

La Clinique de santé LGBTQ de Montréal menacée par le Projet de loi 2

Daniel Reyes
Last updated: novembre 22, 2025 1:08 AM
Daniel Reyes
2 mois ago
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Le soleil de l’après-midi filtre à travers les fenêtres de la Clinique OPUS sur la rue Sainte-Catherine, où la Dre Gabrielle Landry examine son horaire du jour. Six patients – tous de la communauté LGBTQ de Montréal – viendront chercher des soins dans cette clinique spécialisée, l’un des rares endroits où plusieurs se sentent vraiment à l’aise de discuter de leurs préoccupations en matière de santé sexuelle.

Mais une ombre plane sur ces rendez-vous de routine. Le controversé Projet de loi 2 du Québec menace l’existence même de la clinique, risquant de laisser des milliers de personnes sans accès à des soins de santé cruciaux et culturellement adaptés.

« Nous avons bâti une relation de confiance avec des patients qui ont été écartés ou incompris ailleurs, » explique la Dre Landry, en ajustant ses lunettes. « Pour plusieurs, particulièrement les Québécois transgenres, ce n’est pas qu’un simple cabinet médical – c’est peut-être le seul espace médical où ils se sentent vraiment compris. »

La clinique, qui sert environ 4 000 patients annuellement, se concentre sur la prévention du VIH, le dépistage des ITSS, les soins d’affirmation de genre et le soutien en santé mentale. Aujourd’hui, son avenir est incertain alors que les législateurs provinciaux font avancer une loi que les critiques accusent de fondamentalement méconnaître les besoins en soins de santé des personnes LGBTQ.

Le Projet de loi 2, présenté par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, visait initialement à réformer le droit de la famille québécois, mais contient des dispositions qui pourraient affecter dramatiquement les services comme ceux offerts par la Clinique OPUS. Le langage du projet de loi concernant l’identité de genre suscite particulièrement l’inquiétude des défenseurs de la santé.

« L’impact pratique sera dévastateur, » explique Mona Greenbaum, directrice générale de la Coalition des familles LGBT+. « Les cliniques spécialisées comme OPUS comblent des lacunes dans notre système de santé que les services réguliers ne sont tout simplement pas équipés pour gérer. Les fermer créerait un vide que personne n’est prêt à combler. »

Jean-Philippe Tremblay, 34 ans, résident de Montréal, compte sur la clinique depuis cinq ans. « Avant de trouver OPUS, j’évitais complètement les soins médicaux. Les jugements que je subissais de la part des médecins concernant mon mode de vie – les questions gênantes, les suppositions – c’était plus simple de ne pas y aller, » me confie-t-il en attendant son rendez-vous.

La position précaire de la clinique met en lumière une tension plus large entre l’approche québécoise de la laïcité et des politiques identitaires versus les besoins pratiques en soins de santé des populations vulnérables. Selon un sondage de 2021 réalisé par Egale Canada, 47% des Québécois LGBTQ ont rapporté des expériences négatives en soins de santé liées à leur identité, un taux significativement plus élevé que la moyenne nationale.

Le Dr Pierre Côté, qui a contribué à établir la clinique en 2007, ne mâche pas ses mots lorsque nous parlons au téléphone. « Il ne s’agit pas de politique ou d’idéologie. Il s’agit de vies réelles. Nous prévenons des suicides. Nous détectons le VIH précocement. Nous aidons les gens à naviguer dans un système qui n’a pas été conçu en pensant à eux. »

Les réalités financières aggravent les défis de la clinique. Bien que partiellement financée par le régime d’assurance maladie du Québec, OPUS dépend fortement des subventions et des dons – des sources de financement qui deviennent plus difficiles à sécuriser dans un contexte législatif incertain.

Les responsables de la santé publique de Montréal ont exprimé leurs préoccupations mais ont offert peu de solutions concrètes. Dans une déclaration fournie aux médias, l’autorité régionale de santé a reconnu le « rôle important que jouent les cliniques spécialisées pour atteindre les populations mal desservies », mais n’a pas pu préciser comment ces services seraient maintenus si OPUS fermait.

Entre-temps, lors du forum communautaire de Fierté Montréal le mois dernier, plus de 200 personnes se sont réunies pour discuter des stratégies visant à préserver l’accès aux soins de santé LGBTQ. L’ambiance oscillait entre défiance et anxiété.

« Ce qui me frustre le plus, » explique Sophie Descôteaux, organisatrice communautaire qui a aidé à coordonner le forum, « c’est que nous reculons. Le Québec était autrefois un leader au Canada en matière d’innovation dans les soins de santé LGBTQ. Maintenant, nous luttons simplement pour maintenir des services de base. »

Les experts médicaux soulignent que les cliniques spécialisées ne sont pas simplement une question de confort – elles sauvent des vies grâce à des stratégies de prévention ciblées. Une recherche publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne montre que les personnes LGBTQ accèdent aux soins préventifs à des taux inférieurs à la population générale, souvent en raison d’expériences négatives antérieures.

« Quand les patients évitent les soins de routine parce qu’ils craignent la discrimination, nous ratons des opportunités cruciales d’intervention précoce, » explique la Dre Michelle Cohen, médecin de famille qui étudie l’accès aux soins de santé. « Les implications pour la santé publique s’étendent bien au-delà de la communauté LGBTQ. »

De retour à la Clinique OPUS, la salle d’attente se remplit de patients dont les histoires reflètent cette réalité. Une femme transgenre qui a voyagé trois heures depuis Québec parce que les fournisseurs locaux manquaient d’expertise. Un adolescent gai assistant à son premier rendez-vous médical sans ses parents. Un patient séropositif qui attribue à l’approche sans jugement de la clinique sa capacité à maintenir une charge virale indétectable.

Le personnel de la clinique, travaillant sous ce nuage d’incertitude, continue de prodiguer des soins avec une remarquable sérénité. « Nous combattons sur deux fronts, » affirme Martin Beaulieu, infirmier coordonnateur. « Prendre soin de nos patients aujourd’hui tout en défendant notre droit d’exister demain. »

Les défenseurs communautaires suggèrent que l’impact du Projet de loi 2 reflète une déconnexion fondamentale entre les décideurs politiques et les réalités de soins de santé. « Ces décisions sont prises par des personnes qui ne se sont jamais assises dans notre salle d’attente, » observe la Dre Landry pendant une rare pause entre les patients.

Alors que le processus législatif se poursuit, la Clinique OPUS a lancé une campagne de sensibilisation publique, recueillant plus de 12 000 signatures sur une pétition demandant des amendements pour protéger les services de santé spécialisés.

Pour des patients comme Jean-Philippe, la situation est perçue comme personnellement menaçante. « J’ai finalement trouvé des soins de santé qui me conviennent, et maintenant ils pourraient disparaître à cause de la politique? Où suis-je censé aller? »

Cette question reste en suspens tandis que les rendez-vous de l’après-midi se poursuivent, chaque interaction soulignée par un avenir incertain – pas seulement pour la clinique, mais pour la norme des soins de santé LGBTQ à travers le Québec.

Comme l’a murmuré un membre du personnel en mettant à jour les dossiers des patients: « Nous ne nous battons pas simplement pour une clinique. Nous nous battons pour le principe que chacun mérite des soins de santé qui les voient pour qui ils sont vraiment. »

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ParDaniel Reyes
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Investigative Journalist, Disinformation & Digital Threats

Based in Vancouver

Daniel specializes in tracking disinformation campaigns, foreign influence operations, and online extremism. With a background in cybersecurity and open-source intelligence (OSINT), he investigates how hostile actors manipulate digital narratives to undermine democratic discourse. His reporting has uncovered bot networks, fake news hubs, and coordinated amplification tied to global propaganda systems.

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